ASAKO I & II

  • Japon
  • 2019
  • 120 min
  • VOST
  • Tout Public
  • Drame
  • Recommandé par Martin Jauvat
  • Synopsis
Asako, étudiante à Osaka, a une brève aventure avec Baku dont elle tombe amoureuse, avant que celui-ci ne disparaisse mystérieusement. Deux ans plus tard à Tokyo, elle rencontre un autre homme qui lui ressemble beaucoup, mais qui a une personnalité complètement différente.
  • Notre avis
Entre Tokyo et Osaka, les heurts sentimentaux vécus par la jeune Asako, qui s’entiche de Ryohei, sosie parfait de son premier amour, Baku, avant de revenir avec celui-ci, puis de le regretter…

Avec ce canevas à la fois très simple et infiniment compliqué, Ryūsuke Hamaguchi parvient à la même densité que dans “Senses”, mais dans un écrin beaucoup plus concis et elliptique.

Au-delà de l’impression dure à avaler que tous les amours ne sont qu’une variation du tout premier, c’est un dilemme millénaire auquel est confronté Asako, celui du pragmatisme (Ryohei) ou du fantasme (Baku), du confort solide et rassurant ou de l’enivrante fuite en avant.

Jouant du parallèle entre la réapparition soudaine et quasi spectrale de Baku et la catastrophe subite du 11 mars 2011 au Japon, Hamaguchi capte surtout à pas feutrés ce trouble irréel, absurde et grisant créé par tout ce qui vient inopinément brusquer le quotidien et inviter à tout reconstruire de zéro.

— Quentin Grosset, journaliste, TROISCOULEURS