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Bébé Colère

de Caroline Poggi et Jonathan Vinel

À propos de ce programme

"Bébé colère", sublime dernier court métrage de Caroline Poggi et Jonathan Vinel ("Jessica Forever", "Tant qu’il nous reste des fusils à pompe"), produit par la Fondation Prada dans le cadre de la collection Finite Rants, met en image le journal intime d’un bébé toon espiègle qui vrille en prophète de l’apocalypse.

Sa redoutable complainte, emplie de spleen et de nihilisme, fait jaillir des visions subjuguantes de l’imaginaire riche et sombre des cinéastes.

Plus d'informations sur Fondazione Prada - Finite Rants

un film

Autour du film

3 QUESTIONS À CAROLINE POGGI ET JONATHAN VINEL

Comment présenter ce Bébé colère, ce que porte le film en quelques mots ?

C'est notre enfant. Il porte beaucoup d'angoisses, de frustrations. Il déborde beaucoup trop. Il est perdu.

Comment avez-vous imaginé ce dark toon, sa façon de bouger, de parler, de s'intégrer dans les paysages de Bouloc (en Haute Garonne) et Bastelicaccia (en Corse), vos villages d’origine respectifs?

L'ordre de fabrication de ce film a été inhabituel. On a d'abord commencé par tourner les images, dans l'idée de recueillir ce qu’on aime et qu'on voulait garder avec nous, surtout des lieux . Au départ, il n'y avait pas la volonté de faire un film.

Et puis un jour est venue l'idée de ce bébé car on est tombé sur le modèle 3D en question. Et bien entendu il y a eu la proposition de la Fondation Prada. On a alors monté et écrit la voix en imaginant le bébé et ses actions potentielles. En parallèle, on a également tourné d'autres images, cette fois-ci en imaginant la place du bébé dans le cadre. Lucien Krampf, Stanislas Bécot et Hugo Glavier ont donné vie au bébé en l'intégrant et en l'animant. C'est grâce à eux que le film existe.

C'est Barbara Braccini, musicienne sous le pseudonyme de Malibu qui a donné sa voix au bébé. C'était une intuition, on aime beaucoup sa musique et sa voix nous semblait être la bonne. Ça a collé tout de suite parfaitement. Elle a apporté énormément au film et c'était un réel plaisir de travailler avec elle.

Comment avez-vous écrit puis travaillé son monologue violent et mélancolique? D'où vient l'idée d'y intégrer des passages du Bréviaire du chaos, le poème d'Albert Caraco, autant que la recette (incroyable) du brookie?

C'était une sorte de longue mise au point, d'auto-analyse. On l'a donc écrit une première fois puis on l'a laissé reposer pendant longtemps, quelques mois. Quand on y est revenu, c'était facile de modifier, supprimer les passages qui marchaient moins, etc. Ça s'est fait assez rapidement.

Le film comporte seulement quelques phrases du Bréviaire du chaos (au moment de l'avion), Jonathan est tombé à nouveau sur ce livre pendant la conception. Ses mots résonnaient bien avec ceux du bébé. La recette du brookie est celle de Léa (petite sœur de Jonathan). On adore ce gâteau et ça fait longtemps qu'on a envie de mettre la recette dans un film. On essaye à chaque fois de mettre ce qu'on aime.

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