Cette semaineLes invitésLes collections

La Luxure

de Jacques Demy

À propos de ce programme

En 1961, la bande de la Nouvelle Vague est encore très unie. Sous la houlette du producteur Joseph Bercholz, plusieurs jeunes réalisateurs se lancent alors dans un film à sketches, Les Sept péchés capitaux. Jacques Demy se charge du segment consacré à la Luxure, ce qui n’est pas une mince affaire, à cette époque où la censure est omniprésente. Il s’en tire par une astucieuse pirouette : qu’est-ce que la luxure vue à travers les yeux d’un enfant ?

Synopsis : Jacques et Bernard sont deux amis, anciens élèves des Beaux-Arts. Alors qu’ils observent une reproduction du Jardin des Délices tout en considérant avec convoitise les jolies passantes, ils essayent de définir ce que signifie pour eux ce mot de « luxure ».

Découvrir les films de la semaine

En collaboration avec

À l'affiche

  • Jean-Louis TrintignantBernard
  • Laurent TerzieffJacques
  • Micheline Preslela mère
  • Jean Desaillyle père
  • Corinne Marchandla passante

Autour du film

« La Luxure », un court étourdissant

Deux dragueurs joués par Jean-Louis Trintignant et Laurent Terzieff errent dans les rues de Paris, à la recherche de l’âme sœur. L’un d’eux achète un livre sur Jérôme Bosch et ils s’installent à une table de café pour le feuilleter. Devant la reproduction imprimée du Jardin des délices, Bernard se souvient de son enfance, quand il ne connaissait pas encore l’existence du mot « luxure ».

Entre "Lola" (1961) et "La Baie des anges" (1963), Jacques Demy participe au film à sketchs collectif "Les Sept Péchés capitaux" (avec, notamment, Claude Chabrol, Jean-Luc Godard et Philippe de Broca) et signe en seulement 14 minutes un film étourdissant, véritable catalogue des fondamentaux de la Nouvelle Vague : prises de vue semi-improvisées, regard des enfants, érotisme des rencontres de hasard, résurgences des poses de l’art classique dans le monde contemporain et confrontation du Septième art et de la peinture.

C’est aussi pour Jacques Demy l’occasion d’évoquer pour la première fois son enfance : le catéchisme, le marché, la cour de l’école, l’amitié des garçons et la mère fantasque, rêveuse et insaisissable, tous ces motifs et ces personnages que reprendra Agnès Varda dans son film biographique sur Demy, "Jacquot de Nantes", en 1991.

Charles Bosson

En images

mk2 vous propose aussi

Trois couleurs

« Peau d’âne » de Jacques Demy : souvenirs psychés du tournage

En 1970, Rosalie Varda-Demy a 12 ans quand Jacques Demy, son père adoptif, tourne Peau d’âne. Figurante sur le plateau, elle y découvre le métier de costumière qu’elle exercera plus tard. Elle nous raconte ses souvenirs d’un tournage à l’atmosphère hallucinée à travers une sélection de photographies extraites du livre Il était une fois Peau d’âne, qu’elle a coécrit.

Lire l'article

Delphine Seyrig en six rôles iconiques

Fée malicieuse chez Jacques Demy, héroïne moderne chez Alain Resnais, vamp lesbienne chez Harry Kümel… À travers une filmographie exigeante et engagée, l’actrice-réalisatrice, aussi militante féministe, a toujours pris soin d’échapper aux carcans, se jouant des étiquettes avec une liberté folle. Retour, en six rôles, sur la carrière subversive de cette comédienne qui répétait qu’elle ne voulait pas être une star. 

Lire l'article sur troiscouleurs.fr

La curiosité est tout sauf un vilain défaut - inscrivez vous à la newsletter

Un algorithme ne propose que ce que vous aimez déjà, nous vous proposons ce que vous n'aimez pas encore. Recevez chaque semaine 5 films à regarder où vous le voulez.

Votre email est uniquement utilisé pour vous adresser les newsletters de mk2. Vous pouvez vous y désinscrire à tout moment via le lien prévu à cet effet intégré à chaque newsletter. Informations légales

Retrouvez-nous sur