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La Pomme

de Samira Makhmalbaf

À propos de ce programme

Aux origines du film : un fait divers. Les jumelles Massoumeh et Zahra ont vécu pendant douze ans recluses dans la demeure familiale, leur père refusant de les laisser sortir « pour les protéger ». Cette histoire vraie captive aussitôt la jeune Samira Makhmalbaf, 17 ans, qui décide de faire un film sur la première sortie des jeunes fille,s et leur apprentissage du monde. Découverte un an plus tard à Cannes, Samira Makhmalbaf reste à ce jour la plus jeune cinéaste sélectionnée en compétition au Festival.

À l'affiche

  • Massoumeh NaderiMassoumeh
  • Zohra NaderiZahra
  • Azizeh MohamadiAzizeh

Autour du film

La possibilité d'une émancipation par la beauté

Impossible de ne pas penser à Abbas Kiarostami, compatriote de Samira Makhmalbaf, dans cet art attentif de filmer l’âge tendre, de dédier l’action d’un plan uniquement à leurs récréations, devenues de véritables acrobaties – une simple pomme accrochée au bout d’un fil devenant un leit-motiv esthétique. À cette poésie prosaïque, qui puise son terreau dans un rythme lent, Samira Makhmalbaf juxtapose un constat politique plus amer.

Il s’agit d’aménager, à travers le regard de ces jeunes filles, et de cette déambulation dans les ruelles de la ville, la possibilité d’une émancipation par la beauté. Car le personnage du père, suivant aveuglément les préceptes religieux tout en croyant bien faire, est bien le symbole d’une société iranienne archaïque, qui nie le droit des femmes, et que la réalisatrice leur rend ici, en faisant de ses héroïnes des petites exploratrices débrouillardes [...]

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