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Le Centre Pompidou présente "Où en êtes-vous, Jafar Panahi ?"

de Jafar Panahi

À propos de ce programme

Condamné par le régime iranien en 2010 à six ans de prison et à vingt ans d’interdiction de filmer et de sortie de territoire, Jafar Panahi n’a cessé de ruser pour réaliser ses trois derniers films clandestins. Ici au volant de sa voiture, aux côtés d’un jeune réalisateur iranien, il emprunte la route sinueuse qui le mène au cimetière où est enterré son mentor, le cinéaste Abbas Kiarostami.

En collaboration avec le Centre Pompidou

Pour aller plus loin

A propos de la collection "Où en êtes-vous ?"
Entretien avec Sylvie Pras, Judith Revault d'Allonnes et Amélie Galli

Robert Bonamy : Où en étiez-vous, en 2014, lorsque la collection a démarré avec le film de Bertrand Bonello, et où en êtes-vous aujourd’hui de ce projet ?

Sylvie Pras : L’histoire remonte en fait à 2007. Nous exposions Abbas Kiarostami et Victor Erice autour d’une correspondance filmée initiée par le CCCB, le Centre de Culture Contemporaine de Barcelone. Nous recevions encore les lettres en préparant l’exposition, et je me souviens que Victor Erice se montrait fort impatient car Abbas Kiarostami ne lui répondait pas tout de suite. Suite à cette première expérience, le CCCB a commandé à des cinéastes espagnols d’autres correspondances, qui ont été présentées au cours d’une exposition intitulée « Toutes les lettres ». Il s’est trouvé que les cinéastes en question avaient choisi comme interlocuteurs des personnes que nous voulions également inviter à présenter leurs films. José Luis Guerin désirait échanger avec Jonas Mekas, Jaime Rosales avec Wang Bing, Isaki Lacuesta avec Naomi Kawase et Albert Serra avec Lisandro Alonso. Nous avons beaucoup aimé ces formes légères, différentes, produites avec de tous petits budgets. Nous concernant, le premier réalisateur invité à poursuivre cette série fut Bertrand Bonello. Il avait le désir de correspondre avec Michael Cimino, Harmony Korine ou Jim Jarmusch. Harmony Korine a refusé. En dînant avec Michael Cimino, que nous recevions pour une avant-première de la version restaurée de "La Porte du Paradis" (1980), nous nous sommes rendus compte que celui-ci détestait tout ce qui était numérique, légèreté, petite forme. Bertrand avait tout de même très envie de savoir où il en était à ce moment-là de sa carrière. Il n’avait en effet rien tourné depuis longtemps. Mais compte tenu de la difficulté, avec Judith et Amélie, nous avons finalement décidé de lancer la collection telle qu’elle est aujourd’hui. Au lieu de faire une correspondance par an, chacun envoyant trois films, nous avons proposé à chaque invité un « Où en êtes-vous ? ». Ce cheminement explique pourquoi Bertrand Bonello, au contraire de ceux qui l’ont suivi, a répondu sous la forme d’une lettre.

Découvrir la suite sur le site de la revue "Débordements"

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Bertrand Bonello, nuit partout : échange autour de "Nocturama"

J’ai eu l’idée du film pendant que je préparais "L’Apollonide. Souvenirs de la maison close", en 2010. J’étais noyé dans mes costumes d’époque, je voulais passer à quelque chose de très contemporain. Je suis parti d’un ressenti : une tension, une sensation très forte que j’ai depuis longtemps quand je marche dans la rue. Et aussi l’envie de faire un film qui soit plutôt du côté de l’action.

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