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Paris nous appartient

de Jacques Rivette

À propos de ce programme

Ce film emblématique de la Nouvelle Vague recèle des caméos de Jean-Claude Brialy, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Jacques Demy et Jacques Rivette lui-même. Toute la bande qui gravite autour des Cahiers du Cinéma s’est retrouvée là, et les quelques absents, comme Truffaut, trouvent le moyen de faire des clins d’œil au premier film de Jacques Rivette : en effet, lorsque les Doinel vont au cinéma dans Les Quatre cents coups, c’est pour voir un film intitulé "Paris nous appartient" !

Synopsis : À Paris, Anne prépare ses examens dans sa chambre de bonne. Elle est interrompue par la voisine qui lui annonce la mort de son frère, Juan, lui-même ami du frère d’Anne. C’est le début d’une enquête pleine de faux-semblants, entre réfugiés espagnols, Américains en butte au maccarthysme et jeunes Français qui tentent de monter une pièce de Shakespeare.

"Paris nous appartient" sortira dans une édition collector DVD et Bluray à la fin de l'année 2021 chez POTEMKINE FILMS

À l'affiche

  • Betty SchneiderAnne
  • Giani EspositoGérard
  • Francoise PrevostTerry
  • Daniel CrohemPhilippe
  • Jean-Claude BrialyJean-Marc

Autour du film

« Paris nous appartient » : le premier long cryptique de Jacques Rivette

Sortie en 1961, cette fiction tortueuse sur fond de complot politique réalisée par le plus mystérieux des cinéastes de la Nouvelle Vague fascine par son audace et sa noirceur.

Jacques Rivette était un amoureux de Paris et des énigmes — celles qui obsèdent ses héroïnes, les mènent vers des contrées philosophiques insoupçonnées et transforment la capitale en aire de jeux. Dans le troublant Céline et Julie vont en bateau (1974), c’est la quête de deux femmes (incarnées par Juliet Berto et Dominique Labourier) qui, sous l’influence d’Alice aux pays des merveilles et de la pièce philosophique La vie est un songe, errent autour de la rue Nadir-aux-Pommes, tout en déjouant les scénarios d’hommes trop sûrs de leur pouvoir. Ou bien encore, entre deux figures de karaté, le jeu de l’oie dans lequel se perdent Marie (Bulle Ogier), ex-taularde claustrophobe, et Baptiste (Pascale Ogier), une « Don Quichotte moderne » venue d’ « Ailleurs-Les-Oies », dans le génialissime Le Pont du Nord (1981). 

C’est le même esprit joueur, quoi que plus nihiliste et ouvertement politique, qui a animé le cinéaste dans ce captivant premier long-métrage, réalisé au tout début des années 1960. Renversant la célèbre formule de Charles Péguy (« Paris n’appartient à personne »), Rivette raconte, au cours de l’été 1957, les déboires d’une troupe de théâtre qui peine à trouver des fonds pour monter l’adaptation de "Périclès, prince de Tyr" de Shakespeare. Au même moment, Anne (Betty Schneider), jeune étudiante en lettres dont on suit les étranges pérégrinations entre Montmartre, Châtelet ou le Quartier latin, rejoint son frère Pierre, qui la présente à un groupe d’amis, parmi lesquels se trouvent Terry, une femme froide et secrète, et Philip, un Américain qui a fui le maccarthysme et qui, après le suicide d’un compositeur espagnol, croit qu’un sombre complot est à l’œuvre. 

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