LES QUATRE CENTS COUPS

  • France
  • 1958
  • 93 min
  • VF
  • Tout Public
  • Synopsis
À quatorze ans à peine, Antoine Doinel n’a que des ennuis, tant à l’école qu’à la maison. Il sèche les cours avec son copain René pour ne pas avoir de rendre de compte à sa maîtresse qui lui a promis une punition. Dans la rue, il aperçoit alors sa mère dans les bras de son amant. Le lendemain, il retourne à l’école sans mot d’excuse, et espère s’en tirer en disant à l’instituteur que sa mère est morte.
  • L'avis de Christine Angot
Jean-Pierre Léaud, acteur de quatorze ans. La vie qui commence, et qui vrille. Ne pas se sentir aimé par sa mère. Dans le petit appartement, être celui qui gêne. Combien d’images, qui marquent longtemps après qu’on a vu et revu ce film, des rues de Paris à la scène finale où il court sur la plage.
  • Pour aller plus loin :
Premier long métrage et film emblématique de François Truffaut, Les Quatre cents coups symbolise le versant buissonnier de son cinéma en suivant le quotidien d’Antoine Doinel, cancre de 12 ans, fan de Balzac. En rébellion constante contre ses parents et les instits, il fugue à tout va avec son pote René, avec qui il fume et va au cinéma en cachette.

S’inspirant de sa propre enfance, Truffaut signe un éloge de l’indiscipline et de l’amitié incarné par le tout jeune Jean-Pierre Léaud, acteur gouailleur qui va devenir son alter-ego de films en films. Quelques années après avoir signé son texte pamphlétaire « Une certaine tendance du cinéma français » (1953) dans Les Cahiers du cinéma, Truffaut réalise donc un film-manifeste aux cotés de ceux qui, comme Jean-Luc Godard avec À bout de souffle ou Agnès Varda avec La Pointe courte, veulent en découdre avec un vieux cinéma engoncé dans ses adaptations littéraires et ses studios. 


Quentin Grosset, TROISCOULEURS